Salut, vous !
J'ai décidé de vous sortir de mes tiroirs encore une vieilleries. Elle n'a quand même pas atteint se majorité, et je me dépêche de la mettre en ligne avant qu'elle n'ait son mô à dire !
C'est un texte que j'avais écrit peu de temps après avoir vu le film Dupont la joie, avec l'incroyable Jean Carmet. (Bonjour les vieillards cinéphiles !)
La question à poser, c'est :"Ce texte est-il toujours d'actualité ?"
La réponse, malheureusement, est .......
Voici donc :
Dupont, Durand
(1990)
Dupont, Durand, collet monté,
Vertu frileuse, bien comme il faut.
Dupont, Durand, bien protégés,
Vertu fielleuse, sous le manteau.
Une fille est passée
Sur le trottoir d'en face,
Elle est belle et bronzée,
"Trop, même" as-tu pensé.
Des hommes suivaient sa trace.
Mais toi, tu n'as même pas regardé
Quand ces gens de ta race
Sur elle se sont jetés,
Méprisables rapaces.
Au Refrain
Quelques Français moyens
Honorables et discrets,
Au tout petit matin,
Tout enivrés de vin,
Avec l'envie de rigoler.
C'est pas leur faute : "à défaut d'une putain,
Pourquoi pas s'la payer
Cette fille de Maghrébins,
Ça peut pas la tuer!"
Au refrain
Un enfant qui sourit
Au regard de sa mère;
Cet autre qui rougit
De honte, ou le mépris,
Dans ses yeux, ou bien la colère,
Quand il comprend que cette ignominie
Est l'œuvre de son père,
"L'œuvre" de son père.
Vos juges sont vos fils,
Mais ils n'en sont pas fiers !
Pour les commentaires sur la chanson (je vous entends déjà !) , je vous renvoie (pârdon !) à mon billet du 16/03/2007, même si j'ai essayé d'améliorer le son.
BISES à Tous,
Mô