Barnabé Blaise (ou la tragique histoire d'amour d'un pompier et d'une allumeuse)
Hommage à feu Barnabé Blaise,
Bouillant pompier, un peu con quand même,
Embrasé par les faux "je t'aime"
D'une fille ardente au regard de braise !
Le feu sacré tiédit un peu,
Tonnerre de Zeus ! pour ses beaux yeux;
Il peut pas le pompier qui aime
Une allumeuse aller au feu.
Ce fut le drame d'un qui se damne
Pour une dame, et perd son âme.
Qui trop s'embrase mal éteint,
Voilà la morale de ce refrain,
Même si c'est pas malin.
Barnabé d'amour se consume,
Mais cette flamme non consommée
À feu, à sang met le pompier,
Et son esprit soudain s'enfume,
Et elle reste de glace devant
Lui de désir si brulant,
Attise le tendre brasier :
Mais sans baiser, il va mourant.
Ce fut un drame, pour cette femme,
Qu'elle se pâme à ce jeu infâme.
Qui trop embrase mal étreint,
Voilà la morale de ce refrain,
Même si c'est pas très malin.
La maison de la belle flambe,
Le feu au front, avec le cœur
À nouveau débordant d'ardeur,
Dans l'incendie, à toutes jambes,
Barnabé s'élance vers la dame
Qui pour lui, à son tour, s'enflamme;
Dans un baiser douceur-douleur
Tous les deux grillent, roussissent et crament.
Tel fut le drame de cette femme,
De cet homme qui, dame ! perdirent leur âme.
Qui trop embrasse mal éteint,
Voilà la morale de ce refrain,
Même si c'est pas bien malin !
nouvelle version février 2006